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Google + ne sert à rien, estime un ancien cadre de l’entreprise

Google est très fort en algorithmique, mais sur le plan des relations humaines, le géant du web a toujours eu du mal. Jusqu’à présent, ses différents projets de réseaux sociaux ont toujours fait un flop. Buzz a fermé en décembre 2011, Orkut en septembre 2014. Et selon Chris Messina, un ancien cadre du groupe, Google + n’est pas promis à un brillant avenir.

Google est très fort en algorithmique, mais sur le plan des relations humaines, le géant du web a toujours eu du mal. Jusqu’à présent, ses différents projets de réseaux sociaux ont toujours fait un flop. Buzz a fermé en décembre 2011, Orkut en septembre 2014. Et selon Chris Messina, un ancien cadre du groupe, Google + n’est pas promis à un brillant avenir. Et l’homme sait de quoi il parle, car il a participé au projet de 2010 à 2013. Mais aujourd’hui, son constat est sévère. « Le problème fondamental que j’ai avec Google +, c’est que je ne comprends pas [ce service]. (…) En fin de compte, Google + est confus et ressemble à un bateau ivre. »

Selon lui, Google n’a pas réussi à proposer une alternative crédible à Facebook, qui dispose quasiment d’un monopole sur « l’identité numérique » des internautes. Selon Chris Messina, Google s’est contenté d’imiter Facebook plutôt que de trouver une approche radicalement innovante de réseauter. « Pourquoi est-ce que Google + n’était pas un de ces projets fantastiques à la Google ? (…) Pourquoi Google a-t-il calé sa stratégie de l’identité numérique sur des tendances de réseaux sociaux de 2004 ? », lance-t-il. Visiblement déçu de son passage à Google, l’homme pense que la fenêtre de tir s’est refermée, l’opportunité est passée.

D’autres partagent cette analyse. Dans une réaction à l’article de Chris Messina, le blogueur Gideon Rosenblatt estime, lui aussi, que Facebook a gagné la guerre des réseaux sociaux et que Google a loupé le coche. Google + aurait dû « aider les gens à créer « un réseau informationnel autour de choses qui nous importent le plus ». Il appelle cela un « réseau d’intérêts communs ». Evidemment, c’est toujours facile de critiquer après coup et de tirer sur l’ambulance…

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